Charles-Hossein Zenderoudi de profil
Charles-Hossein Zenderoudi

L’homme de la vraie et juste
mesure dans la communication

Charles-Hossein Zenderoudi naît à Téhéran en 1937. Lauréat de la Biennale de Paris en 1961, il s’installe à Paris la même année, puis ouvre un second atelier à New York.

Dès 1957, à vingt ans, il impose une posture artistique et des choix conceptuels personnels, et la singularité de sa démarche lui vaut une reconnaissance internationale. Ses œuvres Saqqa Khaneh1 (1957 à 1965) donnent leur nom à un courant dont il est le fondateur et qui demeure une référence de l’avant-garde. Lauréat des Biennales de Téhéran (1960), de Venise (1962) et de São Paulo (1963), il est défendu par des critiques tels que Frank Elgar, Pierre Cabanne et Pierre Restany. En 1963, le MoMA acquiert K+L+32+H+4, Mon père et moi (1962). En 1972, une enquête de Connaissance des arts auprès des critiques d’art le place parmi les dix artistes vivants majeurs, aux côtés d’Andy Warhol, Frank Stella et Zao Wou-Ki.

Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques : MoMA (New York), British Museum (Londres), Centre Pompidou et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, TMoCA (Téhéran), Mathaf (Doha). Elles sont régulièrement présentées dans les foires et les ventes internationales d’art moderne et contemporain.

Portrait de Charles-Hossein Zenderoudi par le Studio Harcourt
Charles-Hossein Zenderoudi — Studio Harcourt, Paris
Charles-Hossein Zenderoudi assis près d'une œuvre
Charles-Hossein Zenderoudi

Le travail de Zenderoudi est protéiforme. Il développe en parallèle des corpus autonomes, sans hiérarchie entre eux, qui se répondent par interférences conceptuelles. À l’intérieur des œuvres, la même liberté vaut pour chaque élément plastique, qu’il soit forme géométrique, unité iconographique, élément mathématique ou espace de couleur. Aucun n’est fixé d’avance, son statut dépend des relations qu’il entretient dans le champ. Sa recherche se déploie ainsi, corpus après corpus, au-delà de toute étiquette : dès 2000, dans sa préface à la rétrospective du Musée d’art contemporain de Téhéran, Pierre Restany écarte la lecture de l’œuvre comme « synthèse Orient-Occident », y voit un impératif de communication universelle, et en Zenderoudi2 « l’homme de la vraie et juste mesure dans la communication ».

Zenderoudi poursuit aujourd’hui ses recherches, chaque jour, à l’atelier.

Mark Rothko et Charles-Hossein Zenderoudi au MoMA
Mark Rothko et Charles-Hossein Zenderoudi, MoMA, New York

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